












Au-delà des réformes structurelles à adopter pour rétablir notre compétitivité et assainir nos finances publiques, l’Europe et sa gouvernance seront au cœur de notre engagement. Ces priorités n’ont qu’un seul but : sauver l’emploi en France et en Europe.
La malédiction que l’élection présidentielle fait peser sur la famille centriste doit cesser. François Bayrou votera François Hollande. C’est son choix, je le respecte. Je voterai Nicolas Sarkozy parce que le programme économique et financier de François Hollande est illusoire. Nous n’avons cessé de le souligner pendant cette campagne présidentielle. C’est dire mon étonnement et ma tristesse. Mon étonnement tant François Bayrou a stigmatisé l’irréalisme du candidat socialiste. Ma tristesse puisque l’espoir d’un partenariat confiant avec le président du Modem est brisé. La refondation de la famille centriste se fera au centre droit. J’ignore qui sera élu Président de la République. Mais j’ai la conviction que la France a besoin de députés humanistes et réalistes, porteurs des valeurs de liberté économique et de justice sociale, lucides et courageux, impatients de doter l’Europe d’une gouvernance politique. L’Alliance Centriste, conformément à sa vocation, entend prendre une part active au rassemblement des centristes à l’occasion des prochaines élections législatives. Ses candidats s’engagent à promouvoir les réformes structurelles nécessaires au rétablissement de l’économie pour recréer des emplois et améliorer le pouvoir d’achat des Français. Ils respecteront la « règle d’or » et rétabliront l’équilibre des finances publiques pour réduire la dette et préserver l’indépendance nationale tout autant que la solidarité entre les générations. Conscients du partage souveraineté qu’implique la monnaie unique, ils donneront à la zone euro la gouvernance économique et financière qui conditionne le retour de la croissance et la sortie de crise. Leur engagement est au service de l’espoir et de la confiance en l’avenir.
Jean Arthuis, Président de l’Alliance Centriste
Pour respecter les trois priorités que je viens de rappeler : produire plus pour combattre le chômage et améliorer le pouvoir d’achat de nos concitoyens, assainir nos finances publiques pour nous désendetter et préserver notre indépendance nationale, donner une gouvernance spécifique à la zone euro pour sortir de la crise, je ne fais pas confiance à François Hollande. En revanche, j’ai la conviction d’être en phase avec Nicolas Sarkozy, c’est donc pour lui que je vote dimanche afin qu’il aille jusqu’au bout des réformes qu’il a entreprises.
Jean Arthuis sera l'invité de la chaîne FRANCE 24 de 20h30 à 21h. et PUBLIC SENAT à 22 heures dimanche soir 22 avril pour commenter avec d'autres personnalités les résultats du premier tour de l'élection présidentielle.
Ce dialogue intervient alors que François Hollande est toujours le grand favori des sondages et que François Bayrou, en cinquième position, connaît un effritement des intentions de vote en sa faveur, ce qui repose la question de son choix de l'entre-deux tours, s'il était éliminé.













