Euro: début de réalisme ! Esquisse de fédéralisme de la zone euro

Théâtralisation excellente, accord aux forceps, la zone euro survit à la crise grecque. Pour une fois, le réalisme fait son apparition en prescrivant l’annulation de la moitié de la dette. Dès lors, la Grèce doit assumer et opérer, sous strict contrôle, si elle entend rester dans la zone euro, les réformes qui conditionnent son redressement. Le pacte de stabilité et de croissance ne peut plus être confondu avec un pacte de tricheurs et de menteurs. Le Fonds européen de stabilité financière est renforcé mais relève en partie du “hors bilan”, il devra faire l’objet d’une stricte vigilance. Il pourrait rapidement prendre en charge les besognes de refinancement des dettes souveraines de partenaires en difficulté, opérations que la Banque centrale européenne répugne à accomplir. Quant à l’appel au fonds souverains, c’est du crédit à la consommation.

Nous pourrons continuer à importer et consommer ce que nous ne produisons plus. C’est dire l’urgence des réformes que nous devons mettre en œuvre pour assainir nos finances publiques et retrouver notre compétitivité. Si la TVA doit être augmentée, ce n’est pas pour réduire le déficit du budget, c’est pour alléger les charges sociales et enrayer la montée du chômage. Sans cela nous donnerons crédit à une thèse selon laquelle les producteurs et les salariés subissent le complot implicite entre les dirigeants des grandes sociétés, les actionnaires et les consommateurs à travers la grande distribution. Réalisme aussi à propos de la nécessité de recapitaliser les banques. Reste à trouver des souscripteurs, les Etats, obligés d’emprunter pour prendre des participations au capital, ou le marché ? L’essentiel est de leur donner les moyens de financer l’économie réelle.

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