












Les propos de Nicolas Sarkozy sur la nécessité de privilégier la production avant que de promouvoir la consommation sonnent juste. La priorité est bien sûr la compétitivité. Elle seule conditionne la fin des déséquilibres commerciaux et budgétaires. L’allégement des charges sociales pesant sur le travail permet d’espérer la sortie du chômage. Mais pourquoi si peu et si tard ? Le dialogue social n’est possible qu’avec des syndicats partenaires et représentatifs des salariés de l’entreprise, pour fonder des pactes de confiance et de développement pour l’investissement productif et l’emploi, pour la participation aux décisions stratégiques et aux résultats. Le diagnostic était déjà fait en 2007 !
Les mesures annoncées ce soir vont faire l’objet de projets de lois financières devant être votées avant la fin du quinquennat. J’ai noté que leur application ne serait effective qu’à l’automne. De telles dispositions auraient leur place dans la loi de finances rectificative que le Parlement examine au lendemain d’une élection présidentielle et du renouvellement de l’Assemblée nationale.
Jean Arthuis














