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Lors de la mission que je viens d’effectuer en Corée du Sud et au Japon, la plupart de mes interlocuteurs m’ont interrogé à propos du dénouement de la crise du CPE en France.

En fait, ces deux pays sont confrontés aux mêmes problèmes d’adaptation du droit du travail. Pour sortir de la longue crise qui a marqué leur économie, les Japonais ont été obligés d’accepter la flexibilité, la fin de « l’emploi à vie » et la généralisation des « freeters » (abréviation de « free arbiters »), une forme nouvelle d’emploi temporaire légal, ouvrant droit à une réduction substantielle de charges sociales. Ce type de contrat concernait 15% de la population active au début des années 2000, il atteint aujourd’hui 30%.

Autrement dit, reprenant les propres termes d’économistes japonais rencontrés pendant ma mission, « les Japonais font massivement du CPE sans le dire ». Il en est de même en Corée du Sud, pays qui sort également d’une crise profonde. Deux pays jouant un rôle majeur dans la mondialisation de l’économie.

29-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 2772 fois | Public

Alors que le gouvernement fait voter un énième contrat « emploi-jeunes », coûteux pour les finances publiques, ersatz du défunt CPE, l'enquête annuelle de l'UNEDIC nous révèle que les projets d'emplois sont à la baisse. Cette prévision corrobore malheureusement les récentes statistiques sur le niveau de l'activité industrielle ou celles relatives à la balance commerciale...

13-04-2006 | Envoyer | Commentaires (4) | Lu 226 fois | Public

Le Sénat examine la proposition de loi « Accès des jeunes à la vie active en entreprise ». N'ayant pas pris part au vote du CPE, j'entends garder la même attitude à propos de ce texte destiné à enterrer le CPE. Pour faire bonne mesure, il a fallu agrémenter ce dispositif déjà existant d'un supplément d'aide publique. Il en coûtera au moins 150 millions d'euros supplémentaires ! Le temps qui nous sépare de l'échéance présidentielle va être bien long. La France a-t-elle les moyens d'attendre ?


12-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 2651 fois | Public

Le CPE est mort. Les évènements déclenchés par son vote sont sans commune mesure avec le CPE lui-même. Ils ont mis en évidence la gravité de la crise que traverse notre société. Crise de confiance à l’égard du gouvernement. Crise de la gouvernance qui fait fi du dialogue avec les partenaires sociaux et avec les parlementaires...

08-04-2006 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 4559 fois | Public

Les propos du Président sont incompréhensibles. Alors que la Constitution lui offre la possibilité de demander au Parlement une nouvelle délibération, il décide de promulguer la loi tout en demandant de ne pas appliquer les dispositions relatives au CPE et de prescrire une modification du texte sur les deux points que nous avions vainement tenté d'amender : motiver le licenciement et ramener de deux à un an la période d'application. Tout cela est totalement incompréhensible !


01-04-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 4773 fois | Public

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