










Le Sénat examine la proposition de loi « Accès des jeunes à la vie active en entreprise ». N'ayant pas pris part au vote du CPE, j'entends garder la même attitude à propos de ce texte destiné à enterrer le CPE. Pour faire bonne mesure, il a fallu agrémenter ce dispositif déjà existant d'un supplément d'aide publique. Il en coûtera au moins 150 millions d'euros supplémentaires ! Le temps qui nous sépare de l'échéance présidentielle va être bien long. La France a-t-elle les moyens d'attendre ?
Les propos du Président sont incompréhensibles. Alors que la Constitution lui offre la possibilité de demander au Parlement une nouvelle délibération, il décide de promulguer la loi tout en demandant de ne pas appliquer les dispositions relatives au CPE et de prescrire une modification du texte sur les deux points que nous avions vainement tenté d'amender : motiver le licenciement et ramener de deux à un an la période d'application. Tout cela est totalement incompréhensible !
















