Voici enfin publié et certifié sincère, certes avec d'importantes réserves, le premier bilan de l'Etat. Il aura fallu dix ans pour qu’aboutisse ce chantier que j’avais ouvert lorsque j’étais ministre de l’Economie et de Finances. Je me réjouis de la décision de la Cour des comptes. Elle aurait pu s’abstenir. Les arguments ne lui auraient pas fait défaut. C’est une bonne manière qui rend hommage aux efforts incontestables déployés depuis la mise en oeuvre de la LOLF. C’est aussi un encouragement pour parfaire la présentation et la sincérité des comptes publics. Au plan formel, je m’étonne de ce que la Cour n’a pas cru devoir annexer à son rapport de certification les comptes qui sont l’objet de sa certification. Enfin, je suppose que les « engagements hors bilan » présenteront une masse de charges qui auraient, selon moi, dû figurer au passif du premier bilan, notamment sous forme de provisions pour pensions de retraite à servir aux agents de l’Etat ou de compléments liés à certains régimes spéciaux (SNCF, RATP, ...). J’aurais l’occasion d’y revenir après l’examen des comptes qui ne m’ont pas encore été communiqués.
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