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L’échec des candidats du MODEM aux élections locales confirme toutes les limites que la stratégie d’autonomie avait déjà démontrées lors des élections législatives de juin 2007. J’ai donc décidé de rompre avec un militantisme tendant à confondre indépendance et isolement. A la vérité, je n’ai jamais quitté l’UDF. Si j’en juge par les nombreux messages d’encouragement que je reçois depuis mes déclarations publiées dans le Journal du Dimanche du 6 avril, nous sommes nombreux dans cet état d’esprit. Il importe de mettre fin à ce malaise partagé. C’est pour cela que je lance un appel à tous les centristes attachés aux valeurs sociales, libérales et européennes, afin que nous nous retrouvions dans notre maison. L’œuvre de vaporisation qui sévit depuis une décennie doit cesser. Elle nous est directement préjudiciable en ce que nous sommes privés de notre vie partisane, nous qui avons besoin d’espace de dialogue ouvert et tolérant, nous qui fuyons tout ce qui de loin ou de près ressemblerait à un embrigadement pour la conquête d’un illusoire pouvoir. Au fil des échéances, d’éclatements en scissions, sous la contrainte des circonstances, nous cessons d’être identifiables, lisibles, compréhensibles. Et pour faire bonne mesure, le fait d’être élu au suffrage universel suscite le soupçon, au nom d’un étrange mysticisme. L’épisode que nous venons de vivre a mis en lumière toutes nos failles : alliances antinomiques, absence de gouvernance collective, carence d’organisation, erreur de stratégie, vacuité de programme, incohérence de vision et de projet, polarisation obsessionnelle sur la personne du Président de la République. Bref, si le but poursuivi était l’échec électoral, la réussite est totale. Tel n’est pas le chemin que j’ai choisi. La France doit faire face à une crise majeure, aux multiples facettes, et nous devons nous mobiliser pour en atténuer les conséquences. Mieux, nous devons mettre en mouvement la France pour qu’elle sorte de ses contradictions et de ses archaïsmes, qu’elle s’adapte à la mondialisation, reprenne sa place parmi les nations qui comptent et donne à chaque Français sa confiance et sa dignité. Je suis impatient de retrouver ma famille de pensée et d’action. Au surplus, l’absence du Centre, on le voit bien depuis la constitution de l’UMP, déséquilibre le paysage politique français. L’objectif est bien de rassembler tous les centristes aujourd’hui dispersés afin de reconstituer un mouvement pluraliste, indépendant et suffisamment fort pour nouer des alliances claires, sur la base de visions partagées et de propositions conçues avec lucidité, courage et responsabilité. Puisque nous sommes nombreux à vouloir refonder le Centre, autour de l’UDF, convenons de nous réunir avant l’été prochain pour confirmer notre détermination, valider nos objectifs, en débattre, nous organiser et aller de l’avant. Je suis prêt, avec tous ceux qui partagent ce que je viens d’exprimer, à préparer ce rassemblement qui pourrait, compte tenu des délais et de la disponibilité des salles, se tenir le dimanche 29 juin, au Sénat. Il est clair qu’en cette période de transition, le groupe des sénateurs « UDF-Union centriste », constitue l’une des dernières bases susceptibles de nous apporter le soutien logistique dont nous avons besoin. Je souhaite vivement que nous retrouvions ainsi nos bases pour un nouvel élan. |
















