Garder le cap

Pendant neuf ans, j’ai présidé la commission des finances au Sénat, avec passion et bonheur. Je reconnais que c’est un vrai privilège que de pouvoir prendre appui sur une équipe de collaborateurs exceptionnels de professionnalisme et de talent. C’est aussi un atout précieux que de faire vivre le débat entre des sénateurs issus de toutes les formations politiques et pleinement engagés dans leurs missions d’évaluation des politiques publiques, défendant âprement leurs convictions. Je crois pouvoir me prévaloir d’un bilan globalement positif. Le travail accompli est toujours resté à l’abri de toute forme de complaisance, de tout pari pris partisan. Eclairant les enjeux de la mondialisation, je n’ai jamais cessé de tirer la sonnette d’alarme à propos de la dérive des finances publiques et de la perte de compétitivité de notre économie. En matière de contrôle de l’action du Gouvernement et des administrations publiques, avec le concours de la Cour des comptes, nous avons exercé une vigilance scrupuleuse, notamment lors des auditions pour suites à donner.

Continuer la lecture

Je suis candidat à la Commission des Finances du Sénat pour trois raisons

Je suis candidat à la présidence de la commission des finances du Sénat pour au moins trois motifs. D’abord parce que je crois avoir assuré, avec l’aide d’une équipe de collaborateurs exceptionnels, le fonctionnement satisfaisant de cette commission. C’est dans ces conditions que le rapporteur général et l’ensemble des rapporteurs spéciaux ont constamment donné corps à un débat tonique, riche, éclairant, lucide et responsable, sans complaisance. J’ai veillé à donner à nos travaux le plus large écho médiatique possible. Je ne crois pas avoir démérité. En second lieu, le Sénat au sein duquel aucun groupe politique n’est à soi seul majoritaire ne peut tendre vers la bipolarisation, sauf à devenir le clone de l’Assemblée nationale, prenant ainsi le risque de démontrer qu’il est devenu inutile. Les accords entre le PS et l’UMP ne me lient en aucune façon. Enfin, je suis candidat pour être cohérent, soutenu en cela par mon groupe, l’Union centriste et républicaine, et exprimer mon attachement à l’indépendance d’esprit. Les grandes réformes que le pays attend ne se feront pas en opposant un camp contre l’autre. C’est au Sénat que se prépare l’avenir.

Jean Arthuis

Jean Arthuis le troisième homme

Jean Arthuis, le troisième homme pour la présidence

C’EST l’outsider de la course pour le fauteuil de président du Sénat. L’austère Jean Arthuis, sénateur centriste de la Mayenne et président de la commission des finances de la Haute Assemblée, fait figure de « troisième homme » dans cette compétition. L’hypothèse de sa victoire, pour peu probable qu’elle soit, ne saurait être écartée.

Continuer la lecture

Retour de l’Université d’été du MODEM

CONVERGENCES CENTRISTES

Répondant à l’invitation de François Bayrou, je me suis rendu ce samedi à Giens pour réaffirmer notre volonté de rassembler tous les centristes.  A une semaine de l’élection sénatoriale, j’ai tenu à rappeler que le groupe de l’Union Centriste du Sénat constitue la pratique coutumière de ce rassemblement. L’occasion m’était donnée de me réjouir de la compréhension mutuelle entre notre Alliance centriste et le Modem, et de regretter le souhait exprimé par l’ARES et le Nouveau centre de constituer un groupe autonome au lendemain du scrutin. Dans cette logique, d’excellents sénateurs sortants doivent affronter des candidats centristes qui risquent de faire perdre le Centre par dispersion des voix. Sur un plan plus général, j’ai été heureux de constater que de vraies convergences se dessinent tant dans l’analyse de la crise et des situations de l’Europe et de la France que dans la formulation des réformes structurelles à mettre en œuvre. Crise de gouvernance à tous les niveaux et fin des illusions, l’heure est venue de répondre à un devoir de vérité. Les actions qui s’imposent ne peuvent être entreprises dans la clandestinité et n’aboutiront que dans un consensus large transcendant les clivages traditionnels. Dès les prochaines semaines nous allons pouvoir finaliser notre projet. Il devra répondre à une exigence de vérité et de justice. Le temps presse et je rentre confiant de mon bref passage à l’université du Modem.

Des limites de la souveraineté à crédit

Après trop d’années d’approximation et d’illusions, il est temps de régler l’addition et de changer le logiciel de la gouvernance publique. Osons enfin les vraies réformes et tordons le cou aux tabous et aux dogmes anesthésiants. Alors que nous avons laissé s’exiler la production, il est encore de bons esprits pour proclamer que la consommation reste le moteur de la croissance. Etrange époque où les banquiers et les assureurs veulent nous persuader que le renforcement de leurs fonds propres nuirait au financement de l’économie.

De retour de Bruxelles

« De la gouvernance publique »

Je viens de passer deux jours à Bruxelles. Rencontres avec des membres du Parlement européen, de la Commission et du président du Conseil. J’ai été très positivement impressionné par Herman Van Rompuy, pour la clarté de sa vision et de ses analyses de la situation de crise que traverse l’Europe, ainsi que par les parlementaires et commissaires avec lesquels nous avons eu le privilège de nous entretenir, notamment Michel Barnier. A l’évidence la gouvernance de l’Union est complexe, inquiétante quant à sa capacité à régler les problèmes. Autant il est aisé d’obtenir un accord pour une directive relative au calibrage des fruits et légumes, la protection de la biodiversité ou l’obligation de détenir un permis de conduire tout véhicule transportant des animaux vivants, autant il est presque impossible de faire bouger la régulation financière, la faillite de Lehman-Brothers est déjà loin, ou faire converger les législations fiscales. En l’état, les institutions européennes sont condamnées. Seule la fédéralisation peut nous sauver.

Continuer la lecture

Jean Arthuis à Berlin en commission des Finances

jeudi, 14 avril 2011 – Déplacement à Berlin de la commission des Finances du Sénat

La commission des Finances du Sénat, présidée par M. Jean Arthuis, s’est rendue, lundi 11 avril 2011, à Berlin pour y rencontrer M. Hartmut Koschyk, secrétaire d’Etat au ministère fédéral des finances, ainsi que les membres de la commission des finances du Bundestag.La coopération franco-allemande en matière de fiscalité, la mise en place d’un mécanisme de soutien à l’euro ainsi que les mesures d’ajustement du fonds européen de stabilité financière ont figuré au menu des entretiens. M. Koschyk a aussi exposé à ses interlocuteurs français les perspectives de la commission sur la TVA mise en place en Allemagne.