PRODUIRE EN MAYENNE – Mes voeux aux Mayennais

VŒUX 2012 du Président du Conseil général LAVAL – Vendredi 6 janvier 2012

PRODUIRE EN MAYENNE

L’année qui s’ouvre s’annonce exceptionnelle à bien des égards. Elle est bissextile, contribution heureuse à la croissance, un jour de travail en plus, nous en aurons bien besoin pour inverser la tendance. Année exceptionnelle tant elle est jalonnée de rendez-vous électoraux cruciaux, circonstances idéales, je le crois, pour stimuler la lucidité, le courage et la volonté. Enfin, année exceptionnelle en ce qu’elle commence par une récession attendue, conjoncture providentielle pour que s’opère le rebond salutaire. Non, cette fois-ci, contrairement aux années précédentes, je ne me permets pas d’évoquer les lourdes incertitudes qui obscurcissent l’horizon. La crise est là, et bien là, elle est mondiale, elle est européenne, elle est aussi française. Et sa gravité va enfin permettre d’engager les vraies réformes nécessaires au redressement. Il suffit d’écouter les responsables politiques, ils ne vont pas tarder à ce déclarer prêts à se rassembler dans l’intérêt du pays, leurs avis convergent déjà, au moins sur une question vitale : la nécessité de « produire en France ». Cet objectif de « produire en France » est évidemment le sage préalable au « consommer français », ce slogan du nouveau patriotisme économique. Ces propos sont prometteurs. Soyons confiants, les fondamentaux sont de retour. Les consommateurs et les producteurs sont en voie de réconciliation. Oui, l’année qui s’ouvre légitime tous les espoirs.

La crise dissipe le mirage, enfin !

Depuis plusieurs décennies, nos institutions publiques, avec la complicité active des stratèges avides de profits immédiats, se sont donné le bon rôle en exaltant la consommation, les loisirs et la sécurité tous azimuts. Mais ce fut au détriment d’une partie des activités de production et des salariés qui y collaboraient. C’est dans ces conditions, que nombre d’usines se sont reconverties en surfaces commerciales. A la périphérie des villes, les zones industrielles sont devenues des parcs de grande distribution. Du fait de la mondialisation, des pans entiers d’industries et de services ont abandonné le territoire français pour survivre. Face au chômage, vécu trop souvent comme une fatalité, le traitement social a constitué la réponse de circonstance. C’est ainsi qu’au fil des années s’est creusé un gouffre de fonds publics, financé par des dettes devenues insupportables. Le système, à l’évidence, est à bout de souffle. La seule issue, c’est bien la compétitivité, la flexibilité, le dialogue social au sein des entreprises, l’initiative, la créativité, la responsabilité, la capacité à assumer des risques, le désir d’entreprendre. Au fond, les vraies valeurs sont celles que nous respectons et cultivons ici, en Mayenne, « parce que, nous le savons bien, la difficulté de réussir ne fait qu’ajouter à la nécessité d’entreprendre ». Nous n’avons pas attendu 2012 pour proclamer que l’avenir de notre département dépend de notre capacité de « produire en Mayenne ». Je salue la montée en puissance du « made in Mayenne ». Notre département va de l’avant. La situation de l’emploi et les progrès démographiques en portent avantageusement témoignage.

Plus notre horizon s’élargit, plus se renforce notre volonté de tout mettre en œuvre pour « produire en Mayenne ». Notre Conseil général, dont plus de la moitié du budget est voué aux actions de solidarité, est bien conscient que le meilleur traitement social du chômage est le retour à l’emploi. C’est dire si nous nous réjouissons des performances des entreprises mayennaises sur marché national comme à l’exportation. C’est dire aussi si nous sommes tristes lorsque disparaît une entreprise traditionnelle, faute de repreneur, comme si le désir d’entreprendre, d’assumer des risques, vacillait.

Je veux ce soir vous faire partager ma confiance. Avons-nous bien mesuré qu’en Mayenne, tous les acteurs, qu’ils soient à l’œuvre dans les entreprises ou qu’ils travaillent dans une administration publique, sont animés par la même ambition de s’adapter, de rechercher la performance, de prendre en main efficacement notre destin collectif.

Portés par la frénésie de produire des biens ou des services, nous appelons de nos vœux les réformes tant attendues pour libérer la compétitivité et relancer l’investissement productifs tant en équipements qu’en recherche et développement. Oui, nous sommes prêts à relever le défi de la sobriété dans la consommation, surtout lorsqu’il s’agit de dépenses publiques.

Tout milite pour l’avènement d’une sobriété heureuse. Monsieur le Préfet, Mesdames Messieurs, recevez, je vous prie, les vœux chaleureux que je forme pour chacun d’entre vous et pour tous les Mayennais.

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